Résumé pour les pressés :
Avec C’est pas de l’eau, c’est des mots, La Dentellière publie son premier livre sous forme d’application. Ce petit ouvrage, poétique et doux, est dédié aux mots qui se répandent au dessus d’un village, comme de l’eau. Le livre est suivi de deux jeux … de mots bien sûr.
Age idéal : 6/8 ans. Support : iPad uniquement. Prix : 3,99€
A télécharger par ici sur l’Apple Store.
 

Quand les mots tombent du ciel

C'est de l'eau c'est des mots 1« Ca s’est passé un dimanche. Depuis midi, de gros nuages noirs comme de l’encre s’étaient arrêtés au-dessus de notre village… » Aprés un terrible éclair, des plic et des ploc sonores, un enfant réagit : ce n’est pas de l’eau qui tombe mais des mots ! Des enchaînements de lettres qui se déversent sur le village, qui roulent en torrent dans les rues. En quand cette pluie de mots s’arrêtera, tout le monde se taira, applaudira et verra les mots repartir vers le ciel comme des papillons libérés.
Voici un joli livre numérique, positivement ingénu. Le texte soigné, la sonorisation ciselée, les illustrations en camaïeu de gris s’accordent fort bien aux animations conçues en harmonie avec l’histoire. Le petit lecteur déclenchera d’un tapoté de doigt les éclairs du ciel capricieux, provoquera le zoom au delà d’une fenêtre ou tentera d’attraper des lettres égarées.

 

Pour les apprentis lecteurs

C'est de l'eau c'est des mots 3Ce livre est trés court, doté de seulement sept pages-écrans – c’est d’ailleurs le seul vrai reproche que l’on peut lui faire. Il est cependant suivi de deux jeux. Dans le premier les enfants sont invités à reconstituer des mots en attrapant les lettres adéquates. Et dans le second ils vont associer un mot écrit à un son. De quoi explorer différemment la thématique.
C’est un ouvrage à proposer sans hésitation aux apprentis lecteurs. Ils apprécieront assurément l’histoire poétique et fantasmagorique. Ils adoreront le passage où Gaspard attrapera un gros mot, prononcé à haute voix. Et ils savoureront la dernière page où il va falloir délivrer le dernier mot, frêle, vibrant dans les mains d’une petite fille qui ne veut pas le laisser s’enfuir.

On sent que l’équipe qui a travaillé autour de ce livre, Marc Solal, Marie-Paule Prot, Alexis Collin, l’a fait avec tendresse. D’ailleurs, la voix de lecture est celle d’un enfant, Damien.  Cela renforce le côté artisanal assumé de l’ouvrage. Un parti pris plutôt formidable.

 

Cest pas de l’eau, c’est des mots !

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